RDC et Mines : un siècle après l’étain avec la paraétatique Zaïre-Etain, la junior australienne AVZ Minerals et sa découverte du lithium font rêver Manono et les chinois.

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Des ingénieurs de cette entreprise ont démontré le sérieux de l’Australie dans les explorations, rendu grand le nom de Manono par Dathcom et attirer les appétits gloutons des chinois.

Un gisement de lithium a été découvert vers l’ancienne ville minière de Manono par les australiens de AVZ Minerals dans le cadre du partenariat Dathcom Mining avec la Cominière et Dathomir du chinois Simon Cong, la production devrait commencer dès juillet 2023, espéraient les habitants.

En effet, voici ce qu’écrivaient les confrères de la Voix de l’Amérique en 2022 à propos de Manono :

Près de la carcasse rouillée de l’ancienne fonderie d’étain, hommes et femmes, pieds nus, fouillent le sol à la recherche de cassitérite, tout en espérant la renaissance de leur ville de Manono, en RD Congo, grâce au grand gisement de lithium découvert aux portes de la vieille cité minière.

Un peu plus loin, les “creuseurs” apportent leur récolte à la rivière Lukushi où des femmes, dans l’eau du matin au soir, lavent dans des bassines en zinc le gravier duquel émergeront les petits cailloux noirs de minerai d’étain, dont ils espèrent tirer assez d’argent pour vivre.

“Il n’y a rien d’autre à Manono, la vie est très difficile”, constate simplement Marcelline Banza, 28 ans, mère de trois enfants, qui dit pouvoir gagner entre 15.000 et 18.000 francs congolais (7,5 à 9 dollars) par jour en lavant la terre sableuse.

Le secteur est parsemé de terrains bosselés, ravinés, fouillés par des centaines de ces mineurs artisanaux armés de pelles et de barres à mine.

“La majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté et, plutôt que de cultiver les champs, les gens préfèrent creuser, pour un gain plus rapide”, regrette Patrice Sangwa, médecin chef de la zone de santé de Manono, territoire isolé qui fait face à la malnutrition, au choléra ou encore à une épidémie de rougeole qui a tué des dizaines d’enfants depuis décembre.

La ville est située dans la province du Tanganyika, née en 2015 du partage en quatre du Katanga, région du sud-est de la République démocratique du Congo regorgeant de minerais, cuivre et cobalt notamment. Elle a été créée au début du 20e siècle, avec la mise en exploitation par les colons belges d’un gisement de cassitérite, le minerai de l’étain.

Carrières, barrage, fonderies, chemin de fer, logements, les mines ont amené la prospérité.

Ruines

Mais peu à peu, avec la chute des cours, les années agitées d’après l’indépendance en 1960 et la mauvaise gestion, les équipements ont vieilli, la ville s’est endormie et le coup de grâce est venu de la guerre qui a accompagné la prise du pays en 1997 par Laurent-Désiré Kabila. “La guerre d’agression”, comme l’appellent les gens de Manono, où les soldats rwandais ont laissé un très mauvais souvenir.

“Nous avons tous fui. La fonderie a été détruite, les maisons pillées, le quartier européen dévasté, celui des cadres africains aussi”, raconte Paul Kissoula, dit “papa Paul”, 70 ans.

Un quart de siècle après, la végétation envahit les ruines, deux locomotives à vapeur, une grue, des wagonnets, rouillent au bord du chemin, les terrils se couvrent d’arbres. “Il n’y a plus rien depuis des années”, regrette tristement “papa Paul”.

Chauffeur, il a tout connu. Il a été embauché en 1974 par “Congo Etain”, entreprise publique devenue “Zaïrétain” quand le pays a changé de nom sous la présidence de Mobutu, puis “Cominière” (Congolaise d’exploitation minière).

Aujourd’hui, Paul Kissoula est chauffeur pour l’entreprise australienne AVZ Minerals qui, à la recherche de lithium, métal devenu star des batteries de voitures électriques, a été la première à obtenir en 2016 un permis de recherche à Manono, où elle a monté une co-entreprise avec la Cominière.

“On attend le permis”

Après plusieurs années de forages, effectués en particulier dans une ancienne et vaste carrière de cassitérite appelée “Roche Dure”, la société a découvert un gisement de “400 millions de tonnes de minerai à 1,6%, probablement la plus importante ressource non exploitée au monde”, se félicite Nigel Ferguson, directeur général d’AVZ Minerals.

Cela représente des réserves de lithium de quelque 6 millions de tonnes, largement de quoi se mesurer aux habituels producteurs que sont l’Australie, le Chili, l’Argentine ou encore la Chine.

“La qualité du gisement rocheux est très bonne”, assure Nigel Ferguson, meilleure selon lui que le lithium extrait de saumures, comme en Amérique du Sud.

Dans de grands hangars, l’entreprise stocke les “carottes” forées dans la roche, jusqu’à près de 400 mètres de profondeur. Dans les premiers mètres, il y a le sol, puis viennent la latérite, les schistes…

Erick Nkulu wa Kabamba, géologue, montre ensuite la “pegmatite” (roche magmatique) renfermant les “spodumènes”, le minéral du lithium. Des échantillons sont prélevés et envoyés pour analyse à Perth, en Australie.

L'”étude de faisabilité définitive” est bouclée et a été transmise il y a plusieurs mois au gouvernement, dont la société attend maintenant qu’il lui délivre un permis d’exploitation.

Lorsqu’elle l’aura obtenu, AVZ “prévoit de consacrer 600 millions de dollars à la construction d’une usine”, qui devrait produire environ 700.000 tonnes de produit fini par an, utilisable surtout dans les batteries, précise son patron.

Elle réhabilitera par ailleurs la vieille centrale hydroélectrique, dont elle augmentera la capacité, et emploiera des centaines de travailleurs locaux. Si le permis arrive rapidement, la production pourrait commencer en 2023.

“Les gens souffrent… AVZ va nous aider”, espère l’administrateur du territoire, Pierre Mukamba Kaseya qui, comme tout le monde “attend le permis”.

“Le cahier des charges prévoit également des actions sur les routes, les écoles, les hôpitaux…”, anticipe aussi Baccam Banza Cazadi, directeur d’école secondaire. “Nous voulons qu’ils puissent réussir, pour la province et pour le pays. Il y a l’espoir”, assure-t-il.

Des ingénieurs expérimentés et compétents qui ont fait la fierté de l’Australie, la renommée de AVZ Minerals et rendu Manono Grand encore après Zaïre-Etain là où les prédécesseurs, le chinois Simon Cong et l’allemand Klaus Eckof, chez Dathcom Mining se sont cassés les dents et ont fui. Ils méritent respect du secteur minier congolais, considération de tous et confiance des actionnaires.

Nigel Munro Ferguson

     Il est un géologue et homme d’affaires qui a été dans plusieurs entreprises minières différentes. M. Ferguson occupe le poste de directeur général et directeur exécutif chez AVZ Minerals Ltd. et est membre de l’Australian Institute of Geoscientists.

     Dans le passé, Nigel Munro Ferguson a été directeur national chez Ashanti Goldfields Co.

Il a été éduqué dans l’une des meilleures écoles privées de Hobart, Friends, où il a joué au rugby et ramé.

Après un diplôme en géologie de l’Université de Tasmanie, il s’est mis à travailler dans l’exploration minière à travers plusieurs pays dans le monde entier. L’Afrique est devenue sa spécialité, et il a dirigé Ashanti Goldfields en Tanzanie, où il a acheté une mine d’or qui est maintenant l’une des plus rentables d’AngloGold Ashanti.

     Nommé Directeur Technique d’AVZ Minerals en février 2017 par son Président et Directeur Général de l’époque Klaus Eckof, en 2018, un an après que Ferguson soit devenu directeur général en remplacement de monsieur Eckof, AVZ a déclaré avoir découvert ‘’le plus grand gisement de spodumène en roche dure’’ au monde près de Manono, une ville située dans une zone autrefois appelée ‘’Triangle de la mort’’ avec la guerre d’agression rwandaise de 1998 par le RCD et dont la population ne compte désormais que sur AVZ et le projet de lithium dont les réserves ont été certifiées par une équipe des géologues de Dathcom Mining, la société de partenariat avec Cominière et Dathomir.

Première Etude de faisabilité viable chez Cominière

     Grâce aux travaux techniques et explorations réalisés par les géologues congolais et australiens sous la direction technique du géologue expérimenté Graeme Godsman Johnston, AVZ a valorisé l’unique permis minier de recherches qui lui restait dans le portefeuille après un transfert suspect d’autres permis à des partenariats HYVEST et HYSEN avec des chinois et un politicien congolais.

     En attendant la notification du Permis d’exploitation (PE) pour le permis 13359, le projet ravive l’espoir pour les habitants de sécuriser leurs moyens de subsistance.

     Alors que le Président Félix-Antoine Tshisekedi lance l’appel aux investisseurs sérieux pour explorer ensemble les ressources minérales dans le Katanga et le Kasai, Nigel Ferguson et AVZ ses sont révélés etre parmi les bonnes personnes physiques et morales dont le Chef de l’Etat a besoin pour les mines de la RDC.

     Après avoir récupéré le permis de recherche 13359 et la coentreprise Dathcom Mining au début de 2017 en achetant 60% de Dathomir dans le projet et en payant USD6 millions à l’entreprise d’Etat Cominière, AVZ a fait réaliser plus ou moins 30 000 mètres de forage au diamant, ainsi que des forages RC puis réalisé une étude de faisabilité (dans le délai légal, dans 3 ans en 2020) certifiant 400 millions de tonnes de ressources de lithium à 1,65%, donc probablement de la plus grande ressource non développée au monde.

Transition énergétique et infrastructures

     S’il est exploité, le lithium de Manono aidera la RDC à mieux concurrencer d’autres pays producteurs comme la Chine, l’Argentine ou le Chili. 

     Le coût d’investissement d’environs 600 millions de dollars pour construire une usine, acheter l’équipement minier jusqu’à l’usine de traitement, le concasseur-broyeur des matériaux à faire passer par une usine de séparation en milieu dense qui sera suivie du triage par taille pour avoir environ 700 000 tonnes par an du produit appelé SE6, qui est du concentré de spodumène à 6 % de lithium a été jugé normal et acceptable par l’Ir Raph Ngoy Mushila de First Quantum qui a comparé divers projets de lithium à travers le monde dont en Australie.

     Les travaux d’essais métallurgiques entrepris par Kingston Process Metallurgy au Canada ont confirmé que le processus d’usine de sulfate de lithium proposé par AVZ pour traiter le lithium de Dathcom Mining à Manono était techniquement réalisable et que les 1,5 kg de sulfate de lithium primaire produit convenaient comme matière première dans les usines de batteries.

     La production de lithium par AVZ et Dathcom est également quelque chose que certains villageois attendent car ils souhaitent assurer leurs moyens de subsistance. Si les autorités délivrent la licence, la production de lithium pourrait devenir le principal pourvoyeur d’emplois à Manono.

     Des études techniques complètes de diligence raisonnable des chemins de fer vers Lobito et Dar es Salaam ont été menées et les deux sont considérées comme adaptées à l’exportation du produit. Cela entre dans la construction des infrastructures de base par des miniers sérieux au profit du pays et des populations, Mark Bristow et Kibali l’ont fait avec la route nationale qui va de Doko (territoire de Watsa) à Aru (territoire d’Ituri) à la frontière avec l’Ouganda. Route réhabilitée en terre battue, entretenue par Kibali malgré qu’elle paie le péage au Foner.

     Deux principales routes d’exportation de produits ont été sélectionnées, à savoir Manono à la gare intermédiaire intermodale de Kabondo Dianda (Province du Haut Lomami) par la route, puis sur la SNCC jusqu’à Tenke et le chemin de fer TAZARA jusqu’au port de Dar es Salaam. 

     Le second va de Manono à la tête de ligne de Kabondo Dianda par la route, puis sur SNCC jusqu’à Tenke et vers le chemin de fer angolais (CFB) jusqu’au port de Lobito. Une troisième option possible est également disponible vers Walvis Bay via le Walvis Bay Corridor.

Zone Economique Spéciale de Manono

AVZ a travaillé en étroite collaboration avec les responsables gouvernementaux concernés, principalement le Ministre Julien Paluku de l’Industrie, pour faciliter une zone économique spéciale autour du projet Manono dont le Chef de l’Etat a parlé à Mining Indaba le 7 février 2023, qui offrira un régime fiscal favorable au projet et facilitera l’industrialisation dans cette partie du pays. 

Il s’agit de l’unique projet minier monstre du mandat actuel du Président Fatshi et qui produira des résultats durables significatifs dans les communautés et le rendre plus que populaire dans une province ayant connu les affres de la guerre imposée par le Rwanda à travers le mouvement rebelle RCD.

En plus et comme le projet minier Kibali Gold Mine porté par Mark Bristow, AVZ Power a travaillé avec les services techniques du Ministère national de l’énergie et ressources hydrauliques et Cominière, selon plusieurs sources documentaires et témoignages du secrétariat général à l’énergie, jusqu’à produire une étude de faisabilité sur la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Mpiana Mwanga I et II, afin de garantir l’énergie à la mine et aux populations de Manono ainsi qu’aux écoles et centres de santé publiques.

La remise à neuf de la centrale hydroélectrique comprendrait l’installation de jusqu’à 30,9 MW via trois nouveaux générateurs à turbine dans la salle des turbines numéro deux de Mpiana Mwanga

Faible empreinte carbone, exploitation minière verte et responsable

De plus, une étude indépendante sur les gaz à effet de serre a également indiqué que le projet Manono était susceptible d’avoir l’une des empreintes carbone les plus faibles de toutes les mines de lithium en roche dure au monde. Cela était principalement dû à l’emplacement stratégique d’AVZ à côté de la centrale hydroélectrique de Mpiana Mwanga qui, une fois rénovée, devait fournir 99 % des besoins en électricité du projet Manono.

L’évaluation des gaz à effet de serre, qui a été réalisée par les principaux consultants mondiaux en environnement et en durabilité Environmental Resource Management (ERM), a évalué les émissions associées à toutes les opérations sur les 20 ans de vie du projet Manono, aux installations de traitement et au transport routier des produits.

AVZ étudie et planifie également d’importantes mesures d’atténuation des gaz à effet de serre, notamment :

L’achat d’une flotte minière électrique une fois que des équipements commercialement viables seront disponibles ;

La génération d’hydrogène à partir d’électricité renouvelable excédentaire pour permettre l’utilisation de véhicules électriques à pile à combustible ; et la mise en place d’une plantation de séquestration de 5 000 hectares.

“Nous continuerons à nous efforcer d’améliorer notre profil d’émissions de gaz à effet de serre alors que nous développons le projet Manono de classe mondiale”, a déclaré Ferguson. “En fin de compte, nous voulons que l’électricité produite par la centrale hydroélectrique de Mpiana Mwanga soit utilisée pour faire fonctionner tous nos équipements miniers, faisant du projet Manono une mine 100 % verte”.

L’expérience technique présente au service du pays

     Nigel Ferguson est actif dans l’exploration minière en RDC depuis environ 2000. Il a créé et géré plusieurs entreprises, dont certaines ont été bien prospères et d’autres non.

     En 2004, Nigel et son équipe ont découvert le gisement d’or de Kibali dans la province du Haut-Uélé. C’était avec la société australienne Moto Goldfields cotée à la Bourse d’Australie que dirigeait Klaus Eckof qui le connait très bien et le respecte. Elle était impliquée dans une JV standard avec le gouvernement de la RDC.

     Après leur découverte, ils avaient foré le corps minéralisé et l’ont finalement vendu à Randgold. Cette mine, découverte par Nigel et son équipe, sous-tend désormais une grande partie de l’économie de la RDC dans la partie Nord-Est du pays.

     Il a également lancé Tiger Resources (qui était partenaire de la Gécamines dans la Société Minière de Kipoi – SEK, dans le Haut-Katanga sur la Route Likasi), une entreprise qui a également été perdue pour les intérêts commerciaux chinois ayant mal géré entrainant sa fermeture et la perte d’emplois.

Graeme Godsman Johnston

     Graeme Godsman Johnston est Directeur Technique chez AVZ Minerals Ltd et unique membre de l’équipe Nigel qui n’avait pas travaillé en Afrique avant sa fonction actuelle depuis 2018. Il est également membre du conseil d’administration de Gemstar Diamonds Ltd. et de Panther Resources Pty Ltd. et membre de l’Institut australasien des mines et de la métallurgie.

     Dans le passé, il a occupé le poste de Directeur Exécutif et Directeur Technique chez River Rock Energy Ltd., de géologue chez Midwest Corp. et de Directeur non exécutif et géologue en chef chez Birrabong Corp. Ltd.

     Graeme Godsman Johnston est titulaire d’un diplôme de premier cycle de l’Université de Glasgow et d’un diplôme d’études supérieures de la Royal School of Mines.

Son expertise, sa rigueur et sa foi en la RDC et la population de Manono ont contribué à la grandeur de Dathcom, à la renommée de AVZ Minerals en Afrique et RDC, au développement du projet ambitieux ayant fait la grandeur et la renommée de Manono à travers le monde entier jusqu’à attirer les appétits gloutons des chinois de tous bords.

    Avec Nigel et Serge Ngandu, Graeme a conduit les travaux sur terrain à Manono où il aime vivre aux cotés des populations locales en complicité avec les notabilités coutumières en signe d’intégration sociale décomplexée qui manque à beaucoup d’occidentaux et surtout aux chinois.

L’équipe de direction chez AVZ, sous Nigel Ferguson, a été triée sur le volet et constituée des gens pour leur expérience collective avec un ingénieur congolais Serge Ngandu qui a dirigé les opérations d’Areva en République Centrafricaine et travaillé pour plusieurs multinationales au pays et à travers le monde.

Chez Dathcom Mining, ils ont développé l’opportunité technique démontrant qu’ils ne sont pas des “aventuriers” mais des explorateurs, concepteurs et développeurs des projets miniers modèles avec une longue expérience de succès en RDC.

La vision de AVZ et de son patron Nigel Ferguson (développer un projet monstre, complet et intégrateur entièrement vert en développant la communauté qui part de l’exploration à la production sans exiger au pays l’électricité) croise celle du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi, le gouvernement de la République ferait œuvre utile en travaillant sur des partenariats gagnant-gagnant dans le secteur des minerais critiques du Katanga pour une RDC qui se veut Pays-Solution et Pays a Solutions aux besoins de réchauffement climatique et ceux de la transition énergétique.

Cette équipe de terrain a rendu ‘’Manono Grande Encore’’, grace à la certification d’une de grandes réserves de lithium au monde, un siècle après l’entreprise d’Etat Zaire-Etain et sa cassitérite (étain).

Tribune de Franck Fwamba pour FKF Softpress

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