Joseph Kabila déterminé à assainir le secteur minier de la RD Congo

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Adieu les parrains au Katanga?

Les habitants de la province cuprifère assistent passivement et à distance l’activité minière qui s’effectue sur leur sol. Celle-ci est une résultante du boom  minier observée depuis l’année 2005 au Katanga malgré deux ans de crise financière mondiale ayant aussi considérablement affecté à l’époque les minières de cuivre et cobalt en République Démocratique du Congo. Ce mouvement a été à la base de l’afflux dans la province de plusieurs investisseurs intéressés par le secteur minier dont un bon nombre d’expatriés notamment des indo-pakistanais et les chinois n’ont pas tardé à monter leurs usines, parfois à la sauvette et sans respect des règles de l’art minier dans les périphéries des grandes agglomérations, pour rejoindre certaines entreprises aux capitaux occidentaux et autres multinationales qui exploitaient déjà le cuivre parfois sans totalement se conformer à la législation minière.

La Constitution de 2006 a été comme une bouffée d’oxygène pour les habitants de la province du Katanga car en plus d’avoir permis à l’état congolais d’installer les gouvernements provinciaux, elle a également renforcé la libéralisation du secteur minier.

Dès sa prise de fonction, monsieur Mumba Gama, ministre provincial des mine, ne mit pas beaucoup de temps pour découvrir certaines réalités de son secteur lors de ses premières visites d’inspection des différents documents requis pour les opérateurs miniers ainsi que le respect du Cde de travail, etc. Quelle fut sa surprise de voir certaines entreprises appartenant aux chinois et indo-pakistanais traiter les minerais sans permis sans autorisations préalables conformes aux lois du pays?

Les mesures de fermeture de ces entreprises et cessation d’activités à l’immédiat à la satisfaction des organisations non gouvernementales évoluant et des populations en province ne durèrent que quelques heures, quelques jours ou quelques semaines à cause des coups de téléphones en provenance des … parrains,  ces entreprises fermées reprenaient leurs activités sans moindre explication.

Sur base d’un simple coup de téléphone souvent menaçant, les agents et cadres au service de l’état congolais sont inquiétés, menacés et ne savent plus remplir leurs missions correctement  face à la pression que les miniers de connivences avec certains détenteurs du pouvoir politique, militaire ou judiciaire exercent sur eux pour que leurs camions transportant les minerais ne soit pas soumis aux contrôle et vérifications requises au niveau des barrières avant l’exportation.

Selon une source travaillant à la barrière de Kisanga, ”le cas le plus illustratif est celui d’un camion truck arrêté à la barrière de Kisanga à cause de certaines anomalies. Transféré à la police des mines pour enquête, ce camion sera libéré le lendemain sur coup de téléphone de certaines personnalités de la province au grand étonnement de l’officier de police judiciaire qui instruisait le dossier.”

Les fameux coups de téléphones ne proviendraient pas que de Kinshasa mais également des ministres provinciaux, de l’armée, de la police, bref des hauts placés dans la province ou dans la capitale.

Le dernier cas en date est celui que les téléspectateurs lushois avaient découvert un soir lors d’un journal télévisé de la radio Télévision Mwangaza concernant  Congo Dongfang Mining (CDM), une entreprise chinoise située sur la Route Likasi, surprise en flagrance de lit de recel avec des câbles en cuivre de la Société Nationale d’Electricité (SNEL) sectionnés et prêts à être verser dans une fonderie pour en faire sortir des lingots de cuivre. Au moment où les agents du renseignent et quelques éléments de la Police Nationale Congolaise s’apprêtaient à entrer dans l’intérieur de l’usine pour instruire le dossier et récupérer les câbles de cuivre volés, plusieurs sources concordantes ont confié à des journalistes que des appels téléphoniques retentirent ordonnant aux agents de l’Etat d’arrêter la procédure et de quitter les lieux.

Des confrères journalistes ont confié à notre rédaction que lorsqu’ils avaient découvert que la plupart des travailleurs de Crown Mining n’ont pas de tenues de sécurité requises pour l’exploitation minière, une autorité provinciale s’agite et téléphone souvent les reporters pour obtenir un black-out en proposant parfois un sac de farine de maïs ou du riz.

Cependant, tous les parrains des réseaux maffieux opérant dans le secteur minier au Katanga font fi et semblent oublier que le premier forum minier venait d’être organisé à Lubumbashi à la fin janvier 2013 et au cours duquel le Président de la République Joseph Kabila avait personnellement participé pour donner un coup d’envoi à l’opération de lutte contre la fraude et la corruption dans le secteur miner dans l’idée de recouvrer chaque dollars américains dû au trésor public et le redistribuer aux populations. Les interférences téléphoniques dans la gestion des activités minières ne permettant pas à l’Etat congolais de recouvrer chaque dollar américain pour contribuer à la modernisation du pays, chaque citoyen patriote doit rejoindre le Chef de l’Etat dans la campagne ”Trouons les parapluies, dénonçons les parrains” qui doivent disparaître pour assainir le secteur minier national et maximiser les recettes à redistribuer.

Par Jeef Kazadi

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